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2020 Les refus de prêts immobilier s’entassent.



Les banques suivent de plus en plus les recommandations du HCFC et par conséquence, les refus de prêts augmentent. Davantage de ménages reportent leur projet d’achat.

Si 2019 enregistrait des records sur le marché de l’immobilier et des crédits, 2020 est plus nuancé. Car les conditions d’accès à un prêt immobilier se durcissent.


Pourquoi ?

Fin 2019, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a demandé aux banques françaises de mieux respecter certaines règles. Leur première recommandation : un taux d’endettement inférieur à 33 %. Deuxièmement, des prêts limités à vingt-cinq ans maximums.

Une marge de flexibilité est tolérée : « Une part de 15 % du montant des nouveaux crédits immobiliers peuvent déroger à ces bonnes pratiques », précise le HCSF. En coulisses, des professionnels plaident pour que ce taux soit élevé à 30 % en 2021.


Au troisième trimestre, les conditions se sont-elles durcies ?

Selon un retour de la Banque centrale européenne, qui l’a observé dans la zone euro et particulièrement en France. Le réseau de courtiers Cafpi a chiffré à 14 % le taux de refus de prêts en septembre-octobre. Sur l’ensemble de l’année, ce sont 11,5 % des dossiers qui ont été refusés, contre 5,5 % l’an dernier. Même constat chez Vous financer. « Environ 15 % de refus de prêts, mais cela va encore s’accélérer.


Les nouveaux critères ?

« Aujourd’hui, il faut obligatoirement de l’apport. Environ 10 % du prix pour financer les frais de notaire et d’agence, par exemple ». Depuis l’instauration du prélèvement de l’impôt à la source, certaines banques prennent désormais en compte le revenu net après impôt. La capacité d’emprunt se trouve alors encore un peu plus réduite.

Certaines banques ne prendraient plus en compte les primes ou le 13e mois.


Les règles sont-elles appliquées partout ?

Non. « Cela dépend vraiment des banques, Certaines continuent à battre des records dans le nombre et le montant de prêts accordés. D’autres comme HSBC ne font plus du tout de prêts ».

Des banques mutualistes ont reçu un avertissement. Début octobre, elles ont resserré leurs critères.


Les banques sont-elles les responsables ?

Non, au contraire, elles cherchent des solutions pour que l’endettement du ménage ne dépasse pas les fameux 33 % mais elles subissent les critères du HCSF. Par exemple, avant, pour un client avec des revenus locatifs, seuls 70 % des revenus fonciers étaient retenus. Désormais, ce sont 100 %.


En fin d’année, une réunion des acteurs du crédit immobilier est prévue avec le HCSF. Tous espèrent un assouplissement des critères pour soutenir le marché de l’immobilier après le confinement.


Qui sont les lésés ?

Ceux qui achètent une résidence principale pour la deuxième fois. « Les plus modestes, les plus fragiles, sont aussi les premiers concernés. » Il y a également les salariés de secteurs d’activité percutés par la crise (hôtellerie, tourisme, aéronautique…).


Michael des tutos de l'immo.

 
 
 

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