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Quelles solutions pour ne pas revendre un bien en cas de difficultés financières ?

Dernière mise à jour : 22 déc. 2020


Les trois solutions courantes qui s’offrent aux détenteurs de crédits immobiliers qui rencontrent des difficultés financières, afin de leur éviter de devoir revendre leur bien immobilier.

Un bon tiers des détenteurs de crédit immobilier rencontrent des difficultés pour rembourser leurs mensualités, selon une étude récente d’Opinion Way.

Pour faire face, trois solutions existent pour éviter de devoir revendre son bien immobilier :

Le regroupement des crédits, le report ou la suspension des échéances et leur modulation.


Le rachat de crédit

Le rachat ou regroupement des crédits est sans aucun doute le levier le plus connu, en cas de difficultés économiques. Cette opération permet de regrouper l’intégralité des emprunts (prêt immobilier, auto, conso, découvert, revolving…) en une unique mensualité, plus faible, sur une durée plus longue. De quoi permettre une baisse du taux d’endettement.


Un cas récent pour un couple de restaurateur avec 3 500 euros de revenus par mois (contre 4 900 euros en 2019). Ils sont propriétaires et âgés de 40 ans. Avant le rachat de leurs crédits, leur situation financière est la suivante :  un crédit immobilier de 1 614 euros (capital restant dû = 195 300 euros) et 32 000 euros liés à un crédit auto (420 euros de mensualités). Leurs mensualités totales s’élèvent ainsi à 2 034 euros par mois. Avant opération, leur taux d’endettement, au regard de leur baisse de revenus, atteint donc 58,11 %. Une fois l’opération de rachat de crédits effectuée, ils disposent d’un crédit total de 227 300 euros à 2,26 % avec assurance sur vingt-deux ans. Leur nouvelle mensualité de paiement s’élève alors à 1 122 euros. Sur échéance, leur gain atteint 912 euros pour un nouveau taux 0 32%.

un site pour connaitre votre taux d’endettement : ici


Le report ou la suspension d’échéance

Vous pouvez demander à la banque le report d’échéance ou la suspension du remboursement de ses mensualités pendant un ou plusieurs mois. Dans certains établissements bancaires, cette possibilité est soumise à conditions. Celles-ci figurent dans les offres de prêt.

Généralement, le report peut être demandé après 24 mois de remboursement, et ce, pour une durée de 1 à 12 mois maximum, en une ou plusieurs fois. La demande doit être adressée directement auprès de sa banque en indiquant la durée souhaitée du report. Il faut compter un délai d’une à deux mensualités pour qu’il soit mis en place.

Attention, l’assurance de prêt ne peut faire l’objet d’un report.

Si la démarche est gratuite, la suspension d’échéance a un coût dans la mesure où le report génère des intérêts supplémentaires et allonge la durée du prêt. Par exemple, pour un prêt de 300 000 euros souscrit il y a deux ans à 1,3% sur vingt ans, suspendre ses mensualités de 1510 euros hors assurance pendant trois mois, rallonge la durée totale du prêt de quatre mois et engendre un surcoût de 1400 euros.

La modulation d’échéance

Si le report des échéances de prêt trop coûteux ou n’est pas possible et que la baisse de revenus est susceptible de se prolonger, une alternative existe : la modulation d’échéance. Proposée par la beaucoup de banques, elle permet de réduire les mensualités de 10 à 30%, dans la limite d’un allongement de la durée du prêt de deux ans maximums.


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Cette solution, possible au bout de 12 à 24 mois de remboursement, est moins coûteuse pour l’emprunteur que la suspension. En effet, une grande partie de la mensualité reste versée. De ce fait, les sommes reportées sont moindres. Ainsi, avec un prêt de 200 000 euros à 1,5% sur vingt ans souscrit il y a deux ans, faire baisser sa mensualité de 965 euros de 30% (= 675,5 euros/mois) pendant six mois rallonge la durée totale du prêt de trois mois et engendre un surcoût de 525 euros.

Michael des tutos de l'immo

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